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Accessibilité WordPress : ce que le thème ne fera pas pour vous

Thème « accessible », extensions, éditeur de blocs, overlays : ce qui rend réellement un site WordPress conforme au RGAA, et ce qui relève de l'argument commercial.

« Thème accessible » ne veut pas dire « site conforme »

Un thème WordPress vendu comme accessible fournit au mieux une base correcte : structure de titres, focus visible, contrastes par défaut. Mais la conformité se joue sur le site réellement publié — avec ses extensions, ses contenus et ses personnalisations. Un bon thème peut représenter la moitié du chemin ; jamais la totalité.

Les trois sources de non-conformité

  • Les extensions : formulaires de contact, carrousels, pop-ups de consentement, modules de réservation. Chacune injecte son propre HTML, hors du contrôle du thème ;
  • Le contenu éditorial : alternatives d'images absentes, titres utilisés pour leur taille plutôt que pour la structure, liens « cliquez ici », PDF non accessibles déposés en médiathèque ;
  • Les personnalisations : couleurs de marque appliquées sans vérifier les ratios, blocs sur mesure construits en div cliquables.

> Les overlays ne règlent rien — Ces scripts qui promettent la conformité « en une ligne de code » ne corrigent pas le HTML sous-jacent, sont régulièrement attaqués en justice, et n'apportent aucune valeur probante dans une déclaration d'accessibilité.

Le rôle de l'éditeur de blocs

Gutenberg s'est nettement amélioré, mais laisse passer les erreurs classiques : sauts de niveaux de titres, boutons sans intitulé explicite, tableaux sans en-têtes. Former les rédacteurs coûte moins cher que corriger après coup, car un défaut éditorial se reproduit à chaque nouvelle page.

La bonne méthode

Auditer le site tel qu'il est publié, sur un échantillon couvrant les gabarits réels et les extensions en production. C'est le seul moyen d'obtenir un taux défendable — et une liste de corrections qui tient compte de l'écosystème, pas seulement du thème.

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