Repère
RGAA et WCAG : quelle différence ?
On confond souvent les deux. En réalité, ils ne jouent pas le même rôle : les WCAG fixent les règles, le RGAA fournit la méthode française pour les vérifier.
Les WCAG : le standard international
Les WCAG (Web Content Accessibility Guidelines) sont publiées par le W3C. Elles définissent ce qu'un contenu web accessible doit respecter, sur quatre principes : perceptible, utilisable, compréhensible, robuste. Elles déclinent trois niveaux : A, AA, AAA. Le niveau de référence légal est généralement AA.
Le RGAA : la méthode française
Le RGAA (Référentiel Général d'Amélioration de l'Accessibilité) est le référentiel officiel français. Il prend les WCAG niveau AA et les traduit en 106 critères concrets et testables, répartis en 13 thématiques, avec une méthodologie de test précise. Là où les WCAG disent « quoi », le RGAA dit « comment le vérifier ».
Les WCAG sont les règles du jeu ; le RGAA est l'arbitre officiel français. Respecter le RGAA, c'est respecter les WCAG AA.
Et la norme EN 301 549 ?
Vous croiserez aussi la norme européenne EN 301 549, qui sert de socle aux obligations de l'Union et s'appuie elle-même sur les WCAG. Le RGAA en est l'application française. Concrètement, pour un site en France, viser le RGAA couvre l'ensemble.
Ce que ça implique pour un audit
Un audit de conformité en France s'exprime en critères RGAA : un taux de conformité, une liste de non-conformités par critère, une priorisation. C'est le format attendu par la réglementation et par vos clients.
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